Dermatochirurgie

Lésions cutanées et reconstruction du visage

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Toute lésion cutanée du visage qui change d'aspect, saigne ou ne cicatrise pas doit être évaluée. Le Dr Flora Jullian réalise l'exérèse avec analyse anatomopathologique (examen de référence), puis la reconstruction de la zone opérée lorsque nécessaire.

Quand s'inquiéter : la règle ABCDE

  • A — Asymétrie de la lésion
  • B — Bords irréguliers ou mal délimités
  • C — Couleurs multiples (brun, noir, rouge)
  • D — Diamètre supérieur à 6 mm
  • E — Évolution récente (forme, taille, couleur, saignement)

L'exérèse et l'analyse

L'exérèse retire la lésion sous anesthésie locale, ou générale selon la taille et la localisation. Chaque pièce est adressée en analyse anatomopathologique (examen de référence), dont le résultat est disponible en 2 à 3 semaines. Les carcinomes basocellulaires sont les cancers cutanés les plus fréquents, dont le pronostic est généralement favorable lorsqu'ils sont traités tôt.

La reconstruction

Après l'exérèse, la zone peut être fermée directement ou reconstruite. Le chirurgien maxillo-facial dispose de techniques de reconstruction adaptées au visage : lambeauLambeau localTechnique de chirurgie plastique consistant à déplacer de la peau saine voisine pour refermer de façon esthétique une zone opérée. local (peau voisine saine), greffe de peau (fine ou totale), ou fermeture directe selon la perte de substance.

Les cicatrices

Les incisions sont orientées dans les plis naturels du visage pour limiter la visibilité des cicatrices. Un protocole de soins et, si besoin, un traitement anti-récidive (corticoïdes, silicone) accompagnent la cicatrisation. Une révision secondaire reste possible.

Prise en charge à Mulhouse

L'exérèse peut être réalisée au cabinet de consultation pour les petites lésions, ou au bloc opératoire du GHRMSA pour les lésions étendues. Le suivi associe une surveillance cicatricielle et un contrôle de la marge d'exérèse.

Les interventions associées

Symptômes concernés

Questions fréquentes

Oui. Toute lésion cutanée ou muqueuse excisée est adressée en analyse anatomopathologique. Le résultat détermine la nature exacte de la lésion et confirme la qualité de l'exérèse.

Non. Elle se réalise sous anesthésie locale au cabinet ou au bloc opératoire selon la taille. La cicatrisation dure 2 à 3 semaines et le résultat de l'analyse est disponible sous 2 à 3 semaines.

Les incisions sont placées dans les plis naturels du visage et réalisées avec des techniques de microchirurgie. Le respect des consignes de soins post-opératoires et la protection solaire limitent l'aspect de la cicatrice, qui s'atténue sur plusieurs mois.

Grain de beauté ou tache suspecte

quand s'inquiéter ?

Toute lésion cutanée du visage qui change d'aspect, saigne spontanément ou ne cicatrise pas doit être évaluée rapidement. Le chirurgien maxillo-facial réalise l'exérèse avec analyse anatomopathologique (examen de référence).

Grain de beauté ou tache suspecte : quelles sont les causes possibles ?

Carcinome basocellulaire (cancer cutané fréquent, lié au soleil) ; carcinome épidermoïde (kératose actinique évoluée) ; mélanome (pigmentation anormale d'un grain de beauté) — plusieurs causes sont possibles. Un examen clinique permet d'en préciser l'origine et d'adapter la prise en charge.

  • Carcinome basocellulaire (cancer cutané fréquent, lié au soleil)
  • Carcinome épidermoïde (kératose actinique évoluée)
  • Mélanome (pigmentation anormale d'un grain de beauté)
  • Kératose séborrhéique bénigne (aspect croûteux)

Grain de beauté ou tache suspecte : quand faut-il consulter ?

La lésion change de forme, de bord, de couleur ou de taille ; elle saigne sans raison ou ne cicatrise pas de façon persistante ; un nodule ferme apparaît sous la peau du visage — un avis spécialisé est utile dès l'apparition de ces signes. En l'absence d'amélioration rapide, un avis spécialisé est conseillé.

  • La lésion change de forme, de bord, de couleur ou de taille
  • Elle saigne sans raison ou ne cicatrise pas de façon persistante
  • Un nodule ferme apparaît sous la peau du visage
  • La lésion démange ou brûle de façon persistante

Questions fréquentes

Quelle est la règle ABCDE pour surveiller un grain de beauté ?
A : Asymétrie ; B : Bords irréguliers ; C : Couleurs multiples (brun, noir, rouge) ; D : Diamètre supérieur à 6mm ; E : Évolution récente. Le carcinome basocellulaire est le cancer de la peau le plus fréquent en France. Si l'un de ces critères est présent, consultez sans attendre.
L'exérèse d'un grain de beauté suspect est-elle douloureuse ?
Non. Elle se réalise sous anesthésie locale au cabinet ou au bloc opératoire selon la taille. La cicatrisation et le résultat de l'analyse anatomopathologique prennent en général quelques semaines.
Le chirurgien maxillo-facial s'occupe-t-il des cancers de la peau du visage ?
Oui. La chirurgie cutanée du visage (exérèse de carcinomes, mélanomes, reconstruction après exérèse) fait partie du champ de compétence du chirurgien maxillo-facial, en lien avec l'onco-dermatologue.
Prendre rendez-vous/interventions/lesions-cutanees-visage#grain-de-beaute-suspect

Aphtes ou ulcères buccaux récidivants

bénin ou à surveiller ?

La majorité des aphtes sont bénins et évoluent favorablement spontanément. Mais un ulcère buccal qui persiste de façon inhabituelle ou qui récidive à la même localisation doit être examiné par un spécialiste — il peut s'agir d'un carcinome oral débutant.

Aphtes ou ulcères buccaux récidivants : quelles sont les causes possibles ?

Aphte commun (origine immunologique, stress, carence en fer ou B12) ; traumatisme local (prothèse mal ajustée, coupure) ; virus Herpès simplex de type 1 (bouton de fièvre, herpès buccal) — ces causes doivent être évoquées devant ce tableau. Un examen clinique permet d'en préciser l'origine et d'adapter la prise en charge.

  • Aphte commun (origine immunologique, stress, carence en fer ou B12)
  • Traumatisme local (prothèse mal ajustée, coupure)
  • Virus Herpès simplex de type 1 (bouton de fièvre, herpès buccal)
  • Carcinome épidermoïde de la cavité buccale (à éliminer en priorité)

Aphtes ou ulcères buccaux récidivants : quand faut-il consulter ?

Un aphte ou ulcère ne cicatrise pas de façon persistante ; lésion blanche (leucoplasie) ou rouge (érythroplasie) persistante ; ulcère indolore à bords indurés (durcis au toucher) — ces critères orientent vers une consultation. En l'absence d'amélioration rapide, un avis spécialisé est conseillé.

  • Un aphte ou ulcère ne cicatrise pas de façon persistante
  • Lésion blanche (leucoplasie) ou rouge (érythroplasie) persistante
  • Ulcère indolore à bords indurés (durcis au toucher)
  • Aphtes récidivants au même endroit

Questions fréquentes

Comment différencier un aphte bénin d'un ulcère cancéreux ?
L'aphte bénin est douloureux, à fond blanc-jaune, à bords réguliers, et disparaît habituellement en quelques jours. L'ulcère cancéreux est souvent indolore, à bords irréguliers et durcis, ne cicatrise pas et peut être accompagné d'un ganglion sous la mâchoire. Tout ulcère persistant impose une biopsie.
Faut-il biopsier un aphte récidivant ?
Si l'aphte revient toujours au même endroit, si il est associé à une plaque blanche ou rouge, ou s'il ne cicatrise pas, oui. La biopsie est un acte simple réalisé sous anesthésie locale et donne un résultat en quelques semaines.
Quels soins appliquer sur un aphte pour soulager la douleur ?
Des soins locaux peuvent soulager ; demandez conseil à votre médecin ou pharmacien. Évitez les aliments acides ou épicés et les traumatismes locaux. Ne forcez jamais une lésion à cicatriser.
Prendre rendez-vous/interventions/lesions-cutanees-visage#aphtes-ulceres-buccaux

Cicatrice hypertrophique ou chéloïde

comment la corriger ?

Une cicatrice hypertrophique ou chéloïde sur le visage peut être source de gêne esthétique et fonctionnelle. Plusieurs options thérapeutiques existent, de l'infiltration de corticoïdes à la révision chirurgicale.

Cicatrice hypertrophique ou chéloïde : quelles sont les causes possibles ?

Prédisposition génétique (peaux mates, antécédents familiaux) ; mauvaise orientation de la cicatrice par rapport aux lignes de tension de la peau ; infection ou inflammation pendant la cicatrisation — ces causes doivent être évoquées devant ce tableau. Un examen clinique permet d'en préciser l'origine et d'adapter la prise en charge.

  • Prédisposition génétique (peaux mates, antécédents familiaux)
  • Mauvaise orientation de la cicatrice par rapport aux lignes de tension de la peau
  • Infection ou inflammation pendant la cicatrisation
  • Traumatisme ou chirurgie avec tension excessive sur les berges

Cicatrice hypertrophique ou chéloïde : quand faut-il consulter ?

Cicatrice rouge, épaissie ou débordant les berges de la plaie initiale ; cicatrice douloureuse ou qui démange de façon persistante ; cicatrice rétractile gênant la mobilité (paupière, lèvre, cou) — ces critères orientent vers une consultation. Une consultation programmée permet de faire le point sur la prise en charge.

  • Cicatrice rouge, épaissie ou débordant les berges de la plaie initiale
  • Cicatrice douloureuse ou qui démange de façon persistante
  • Cicatrice rétractile gênant la mobilité (paupière, lèvre, cou)
  • Insatisfaction esthétique importante liée à une cicatrice sur le visage

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une cicatrice hypertrophique et une chéloïde ?
La cicatrice hypertrophique reste dans les limites de la plaie initiale et peut s'atténuer avec le temps. La chéloïde, elle, s'étend aux tissus sains autour de la cicatrice et s'atténue rarement spontanément. Les deux se traitent différemment.
Les infiltrations de corticoïdes effacent-elles une chéloïde ?
Elles peuvent l'aplatir et la ramollir, sans l'effacer complètement. Plusieurs séances sont généralement nécessaires. La combinaison avec la chirurgie de révision donne les meilleurs résultats.
Peut-on opérer une chéloïde sur le visage ?
Oui, mais avec précautions. Une révision chirurgicale seule expose à un risque de récidive. Elle est donc toujours associée à un traitement adjuvant (corticoïdes, silicone, radiothérapie superficielle ciblée) pour limiter la récidive.
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Bosse ou lipome sous la peau du visage

bénin ou à analyser ?

Une bosse sous la peau du visage ou du cou — molle, mobile, indolore — est souvent un lipome ou un kyste sébacé, tous deux bénins. Mais toute masse qui durcit, grossit rapidement ou adhère aux tissus doit être analysée par un spécialiste.

Bosse ou lipome sous la peau du visage : quelles sont les causes possibles ?

Lipome (amas bénin de cellules graisseuses — fréquent) ; kyste sébacé (kyste du follicule pileux) ; kyste épidermoïde ou dermoïde — ces causes doivent être évoquées devant ce tableau. Un examen clinique permet d'en préciser l'origine et d'adapter la prise en charge.

  • Lipome (amas bénin de cellules graisseuses — fréquent)
  • Kyste sébacé (kyste du follicule pileux)
  • Kyste épidermoïde ou dermoïde
  • Adénome pléomorphe de la parotide (tumeur bénigne salivaire)

Bosse ou lipome sous la peau du visage : quand faut-il consulter ?

Masse sous-cutanée persistante ; bosse qui grossit progressivement ; masse dure, irrégulière ou adhérente à la peau ou aux plans profonds — ces critères orientent vers une consultation. En l'absence d'amélioration rapide, un avis spécialisé est conseillé.

  • Masse sous-cutanée persistante
  • Bosse qui grossit progressivement
  • Masse dure, irrégulière ou adhérente à la peau ou aux plans profonds
  • Bosse douloureuse, rouge ou chaude (infection ou inflammation)

Questions fréquentes

Un lipome du visage est-il dangereux ?
Non. Le lipome est une tumeur bénigne. Il peut cependant grossir et devenir gênant esthétiquement ou fonctionnellement. L'exérèse chirurgicale sous anesthésie locale peut être proposée.
Comment différencier un lipome d'un kyste sébacé ?
Le lipome est mou, bien délimité, sans point central, et glisse facilement sous le doigt. Le kyste sébacé a souvent un petit orifice (comédon) en surface et peut se surinfector. L'échographie confirme la nature de la masse en cas de doute.
L'exérèse d'un lipome laisse-t-elle une cicatrice visible ?
La cicatrice est proportionnelle à la taille de la lésion. Pour les petits lipomes, une incision de quelques millimètres suffit. Sur le visage, les incisions sont orientées dans les lignes de relaxation cutanée pour une cicatrice discrète et bien camouflée.
Prendre rendez-vous/interventions/lesions-cutanees-visage#bosse-sous-peau-visage

Papillome ou verrue dans la bouche

lésion bénigne ou à surveiller ?

Le papillome buccal est une lésion verruqueuse bénigne causée par le virus HPV (Human Papillomavirus). Bien que généralement bénin, tout papillome buccal doit être examiné et retiré pour analyse anatomopathologique afin d'exclure une dysplasie ou un carcinome associé.

Papillome ou verrue dans la bouche : quelles sont les causes possibles ?

Infection par le virus HPV (types 6 et 11 principalement pour les formes bénignes) ; transmission par contact direct (buccal, sexuel) ; immunodépression favorisant la multiplication des lésions — les mécanismes en jeu sont variés. Un examen clinique permet d'en préciser l'origine et d'adapter la prise en charge.

  • Infection par le virus HPV (types 6 et 11 principalement pour les formes bénignes)
  • Transmission par contact direct (buccal, sexuel)
  • Immunodépression favorisant la multiplication des lésions
  • Traumatisme local favorisant l'implantation virale

Papillome ou verrue dans la bouche : quand faut-il consulter ?

Excroissance verruqueuse rose, blanche ou grisâtre dans la bouche ; lésion sur les lèvres, le palais, la langue ou les gencives ; papillome qui grossit progressivement — la présence de ces signes doit faire consulter. En l'absence d'amélioration rapide, un avis spécialisé est conseillé.

  • Excroissance verruqueuse rose, blanche ou grisâtre dans la bouche
  • Lésion sur les lèvres, le palais, la langue ou les gencives
  • Papillome qui grossit progressivement
  • Lésion multiple ou récidivante après exérèse

Questions fréquentes

Le papillome buccal est-il contagieux ?
Oui. Le virus HPV se transmet par contact muqueux direct. Le risque de transmission dépend du type de HPV, de l'état immunitaire et de l'intégrité des muqueuses. L'exérèse de la lésion réduit, sans l'éliminer totalement, le risque de transmission.
Faut-il toujours opérer un papillome buccal ?
Oui, dans la quasi-totalité des cas. L'exérèse permet le diagnostic histologique (pour exclure un HPV à haut risque oncogène ou une dysplasie associée) et réduit la charge virale locale. Certains papillomes superficiels peuvent s'atténuer spontanément, mais la surveillance active est indispensable.
La vaccination HPV protège-t-elle des papillomes buccaux ?
La vaccination contre les HPV protège contre certains types viraux et réduit le risque de lésions associées. Elle est recommandée selon le calendrier vaccinal en vigueur ; parlez-en à votre médecin.
Prendre rendez-vous/interventions/lesions-cutanees-visage#papillome-verrue-bouche
Dr Flora Jullian, chirurgien maxillo-facial à Mulhouse

Auteur

Dr Flora Jullian

Chirurgien Maxillo-Facial & Stomatologue — GHRMSA Mulhouse

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